21

October

2026

Comment bien gérer une pharmacie au quotidien ? 10 bonnes pratiques

Stock, logiciel métier, équipe, conformité, pilotage : on a réuni 10 bonnes pratiques concrètes pour optimiser le fonctionnement d'une officine au quotidien, et valoriser ses invendus plutôt que les détruire.

Laurent Sala

Points clés de l'article

  • Une pharmacie bien gérée repose sur cinq piliers : le stock, les outils, l'équipe, la conformité et le pilotage.
  • La méthode ABC et le suivi des dates courtes limitent les ruptures, les surstocks et les périmés.
  • Un LGO bien paramétré automatise les commandes, les alertes et les tableaux de bord.
  • Des rôles clairs et une formation continue sécurisent le quotidien de l'équipe.
  • Les bonnes pratiques de dispensation et un parcours patient fluide renforcent la confiance au comptoir.
  • Donner ses invendus parapharmaceutiques réduit les pertes, libère de l'espace et ouvre droit à une réduction fiscale.

Gérer une pharmacie, c'est piloter chaque jour des dizaines de flux en même temps : patients, commandes, rayonnages, ordonnances, factures, contrôles qualité. Un retour fournisseur oublié, une date courte repérée trop tard ou un rôle mal défini, et c'est toute la journée qui se grippe.

La bonne nouvelle, c'est que quelques habitudes bien choisies suffisent à remettre de la fluidité. Chez Pharmagreen, on travaille chaque semaine avec des officines de toutes tailles, et on retrouve souvent les mêmes leviers chez celles qui tournent bien.

On a réuni ici 10 bonnes pratiques, regroupées en cinq chantiers, pour optimiser le fonctionnement d'une officine au quotidien.

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Les 10 bonnes pratiques de gestion d'une pharmacie en un coup d'œil
Chantier Bonne pratique Bénéfice pour l'officine
Stock et achats 1. Classer son stock avec la méthode ABC Moins de ruptures sur l'essentiel, moins de trésorerie immobilisée
2. Surveiller les dates courtes et ajuster les commandes Moins de périmés et de surstocks
Outils 3. Exploiter pleinement son LGO Commandes automatiques, alertes et tableaux de bord fiables
4. Automatiser les tâches répétitives Du temps libéré pour le comptoir
Organisation et équipe 5. Organiser l'espace avec la méthode 5S Une réserve lisible, moins d'erreurs de préparation
6. Répartir les responsabilités et former l'équipe Moins d'oublis, une équipe autonome et à jour
Conformité et patients 7. Appliquer les bonnes pratiques de dispensation Une officine sereine lors des contrôles, des patients sécurisés
8. Fluidifier le parcours patient Moins d'attente, plus de confiance au comptoir
Pilotage et engagement 9. Suivre quelques indicateurs clés Une politique d'achat ajustée à temps
10. Donner ses invendus parapharmaceutiques Jusqu'à 5 000 € de valorisation fiscale par an et jusqu'à 3 m² libérés

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Stock et achats : les fondations d'une officine qui tourne

1. Classer son stock avec la méthode ABC

Tous les produits ne méritent pas la même attention. La méthode ABC répartit les références en trois groupes :

  • A : les produits à forte rotation, qui pèsent le plus dans le chiffre d'affaires et ne doivent jamais manquer ;
  • B : les références intermédiaires, à ajuster selon la saison et l'activité ;
  • C : les produits à faible rotation, qui immobilisent de la trésorerie et de l'espace.

Ce classement permet de concentrer les efforts là où ils comptent : un stock de sécurité pour les A, une révision régulière pour les B, une réduction pour les C. La démarche complète est détaillée dans notre guide de la gestion des stocks en pharmacie.

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La méthode ABC appliquée au stock d'une officine
Classe Profil des produits Exemples Action recommandée
A Forte rotation, poids important dans le chiffre d'affaires Références très demandées, traitements chroniques courants Stock de sécurité, suivi hebdomadaire, réapprovisionnement automatique
B Rotation moyenne, demande variable Produits saisonniers, soins de confort Révision mensuelle des seuils selon la saison et l'activité
C Faible rotation, trésorerie et espace immobilisés Formats spécifiques, fins de gamme, parapharmacie dormante Réduire les quantités, mettre en avant les dates courtes, donner les invendus éligibles

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2. Surveiller les dates courtes et ajuster les commandes

Un périmé, c'est une double perte : le produit lui-même et la place qu'il occupait. Quelques réflexes suffisent :

  • activer les alertes de péremption dans le logiciel métier ;
  • appliquer le principe « premier périmé, premier sorti », en rayon comme en réserve ;
  • revoir les quantités minimales imposées et les offres de volume avant de commander ;
  • repérer les dates courtes assez tôt pour les mettre en avant ou les donner.

Outils : faire travailler le logiciel métier à sa place

3. Exploiter pleinement son LGO

La plupart des officines n'utilisent qu'une petite partie des fonctions de leur LGO. Pourtant, un logiciel métier bien paramétré gère :

  • les commandes automatiques selon des seuils ;
  • le suivi des rotations ;
  • les alertes de péremption ;
  • les tableaux de bord de ventes et de marge ;
  • la traçabilité.

Une demi-journée de paramétrage avec l'éditeur, ou une formation de l'équipe, rapporte souvent bien plus qu'elle ne coûte.

4. Automatiser les tâches répétitives

L'inventaire tournant avec un scanner, la réception des commandes, le classement des documents, l'édition des rapports : tout ce qui peut être automatisé libère du temps pour le comptoir. Le don des invendus en fait partie. Le logiciel Pharmagreen s'intègre nativement à plus de 15 LGO, et le bordereau se génère via une imprimante virtuelle, sans double saisie. On explique comment le don fonctionne directement depuis le LGO.

Organisation et équipe : de l'espace et des rôles clairs

5. Organiser l'espace avec la méthode 5S

Venue de l'industrie, la méthode 5S s'applique très bien à l'officine. Elle consiste à :

  • trier, en sortant ce qui ne sert plus ;
  • ranger, avec une place pour chaque chose ;
  • nettoyer ;
  • standardiser, avec les mêmes règles pour toute l'équipe ;
  • maintenir ces règles dans le temps.

Résultat : moins d'erreurs de préparation, une réserve lisible et des produits qui ne s'oublient plus au fond d'un tiroir. Le don des invendus aide aussi sur ce point, puisqu'on libère jusqu'à 3 m² dans la réserve.

6. Répartir les responsabilités et former l'équipe

Chacun doit savoir qui fait quoi : réception et rangement, suivi des dates, commandes, contrôle qualité, relation avec les fournisseurs. Un tableau simple affiché dans l'arrière-boutique évite bien des oublis.

Côté compétences, la formation continue n'a rien d'optionnel. Les pharmaciens sont soumis à une obligation de développement professionnel continu (DPC). Le Quotidien du pharmacien fait le point sur ce qui est obligatoire et ce qui est simplement utile.

Conformité et patients : sécuriser chaque passage au comptoir

7. Appliquer les bonnes pratiques de dispensation

Analyse de l'ordonnance, conseil, traçabilité, conservation des produits : les bonnes pratiques de dispensation publiées par l'Ordre des pharmaciens fixent le cadre. Les traduire en procédures écrites, connues de toute l'équipe, protège l'officine lors des contrôles et sécurise les patients. L'Ordre encourage d'ailleurs une démarche qualité dans chaque officine.

8. Fluidifier le parcours patient

Un parcours clair, de l'accueil à la sortie, réduit l'attente et la charge de l'équipe :

  • un accueil qui oriente rapidement vers le bon interlocuteur ;
  • un espace de confidentialité pour les échanges sensibles ;
  • un passage au comptoir rapide et sans erreur ;
  • un conseil de bon usage et, si besoin, un suivi.

Les missions d'accompagnement du patient décrites par l'Ordre prennent aussi de plus en plus de place. Elles demandent du temps libéré ailleurs.

Pilotage et engagement : mesurer et valoriser

9. Suivre quelques indicateurs clés

Pas besoin de cinquante tableaux. Une poignée d'indicateurs suivis chaque mois suffit :

  • la marge par univers (médicament, parapharmacie, conseil) ;
  • le taux de rotation du stock ;
  • la valeur des périmés et des invendus ;
  • les ruptures sur les références A ;
  • l'évolution saisonnière des ventes.

Ce suivi permet d'ajuster la politique d'achat avant que les problèmes ne s'installent.

10. Donner ses invendus parapharmaceutiques plutôt que les détruire

Même avec une gestion rigoureuse, une part d'invendus reste inévitable. À l'échelle nationale, 100 millions d'euros de produits parapharmaceutiques sont détruits chaque année en officine. Dans le même temps, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté selon l'Insee.

La loi AGEC interdit la destruction des invendus non alimentaires, et les produits d'hygiène invendus doivent en priorité être donnés. Les médicaments suivent leur propre filière : côté patients, par exemple, les médicaments non utilisés sont collectés par Cyclamed.

Pour la parapharmacie, le don est la solution la plus simple, et aussi la plus rentable :

  • les produits éligibles partent vers une association proche de l'officine ;
  • l'équipe n'a aucune charge logistique ni administrative ;
  • le don ouvre droit à la réduction d'impôt du mécénat d'entreprise. Avec Pharmagreen, on propose jusqu'à 50 % de la valeur HT remisée, net et commission incluse, soit jusqu'à 5 000 € de valorisation fiscale par an.

Tous les détails figurent sur la page consacrée aux avantages fiscaux pour les pharmaciens. On y présente aussi l'impact concret auprès des associations.

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Conclusion : une officine bien gérée, c'est plus de temps pour les patients

Ces 10 bonnes pratiques ne demandent pas de tout changer d'un coup. On peut commencer par une seule : un classement ABC, un tableau des rôles ou les premiers dons d'invendus. Chaque gain de temps et d'espace se retrouve au comptoir, là où l'officine fait vraiment la différence.

👉 Prenez 15 minutes avec l'équipe Pharmagreen et on lance ensemble vos premiers dons.

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Questions fréquentes : gestion d'une pharmacie

Comment bien gérer une pharmacie au quotidien ?
En s'appuyant sur cinq piliers : un stock piloté (méthode ABC, suivi des dates courtes), un logiciel métier bien paramétré, une équipe aux rôles clairs et formée, le respect des bonnes pratiques de dispensation, et quelques indicateurs suivis chaque mois. On peut avancer pratique par pratique, sans tout changer d'un coup.
Qu'est-ce que la méthode ABC en pharmacie ?
C'est un classement des références en trois groupes : A pour les produits à forte rotation qui ne doivent jamais manquer, B pour les références intermédiaires, C pour les produits à faible rotation qui immobilisent de la trésorerie. Il permet de concentrer l'attention et le stock de sécurité là où ils comptent vraiment.
Quels indicateurs suivre pour piloter une officine ?
Une poignée suffit : la marge par univers (médicament, parapharmacie, conseil), le taux de rotation du stock, la valeur des périmés et des invendus, les ruptures sur les références essentielles et l'évolution saisonnière des ventes. Suivis chaque mois, ils permettent d'ajuster la politique d'achat à temps.
La formation continue est-elle obligatoire pour les pharmaciens ?
Oui. Les pharmaciens sont soumis à une obligation de développement professionnel continu (DPC), dont les modalités sont détaillées par l'Ordre national des pharmaciens. Former aussi les préparateurs aux procédures internes renforce la sécurité et l'autonomie de toute l'équipe.
Que faire des invendus de parapharmacie ?
Les donner plutôt que les détruire. La loi AGEC interdit la destruction des invendus non alimentaires et impose de donner en priorité les produits d'hygiène. Avec Pharmagreen, les produits éligibles partent vers une association proche de l'officine, sans charge logistique, et le don ouvre droit à une réduction fiscale jusqu'à 50 % de la valeur HT remisée, nette et commission incluse. Les médicaments, eux, suivent leurs propres filières réglementées.
Comment Pharmagreen s'intègre-t-il à la gestion de l'officine ?
Le logiciel Pharmagreen s'intègre nativement à plus de 15 logiciels métiers (LGO). Le bordereau de don se génère via une imprimante virtuelle, sans double saisie, et l'équipe n'a aucune charge administrative. On libère jusqu'à 3 m² dans la réserve et on valorise jusqu'à 5 000 € par an. Pour démarrer, on prend 15 minutes ensemble sur www.pharmagreen.fr/fr/contact.

Qui de mieux que nos partenaires pour parler de l’impact positif de Pharmagreen ?

Ils ont adopté PharmaGreen et valorisé leurs invendus en actions positives.

J’avais découvert Pharmagreen lors du salon Pharmagora, et ce fut une bonne surprise de les revoir directement à la pharmacie. Trois points m’ont particulièrement convaincu : l’engagement solidaire avec les dons aux associations, la simplicité du processus qui nous fait gagner du temps, et l’avantage financier lié au don. Ces trois qualités font de Pharmagreen une entreprise qui s’inscrit pleinement dans la vie des pharmacies.

Quentin Rey

Pharmacie patay - Paris

« Nous avons choisi de faire des dons avec Pharmagreen pour éviter le gaspillage. Il nous arrivait de jeter des produits encore utiles, faute de solution. Grâce à cette plateforme, nous pouvons en faire profiter des personnes qui en ont besoin. La première expérience s’est très bien passée : le module est simple et intuitif. Nous avons l’intention de continuer, même si le rythme dépendra des périodes et des produits disponibles à donner. »

Marie-Charlotte

Bonson - Pharmacie de la gare

Pharmagreen nous permet de gérer nos invendus de manière responsable et efficace. Plutôt que de laisser des produits inutilisés, nous pouvons les donner à des associations locales qui en ont besoin. C’est un vrai plus pour notre pharmacie et pour la communauté.”

Nelly

Echirolles - Grande Pharmacie Vigny Musset

Bravo! Quelle belle idée de réduire le gaspillage des produits de parapharmacie et par la même occasion de limiter nos pertes. Très simple d'utilisation, très bon accompagnement pour la mise en place et suivi très satisfaisant.

Annette

Voiron - Pharmacie de la Citadelle

Aujourd’hui, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un enjeu clé, même pour les pharmacies. Avec Pharmagreen, nous avons trouvé un moyen concret et simple d’y contribuer en donnant nos invendus à des associations. Une belle initiative qui devrait se généraliser.

Chloé

Meylan - Pharmacie de la Plaine Fleurie

Service utile et gagnant gagnant. C'est l'occasion de faire le point sur la gestion de nos périmés. Pratique aussi pour se débarrasser des gammes qui ne tournent pas. On sécurise 50% de la valeur de 100% de nos invendus et on est heureux de rendre service aux associations. Le tout sans perdre de temps grâce à pharmagreen !

Cécilia

Saint Priest - Pharmacie des Gravières